Sunday, October 29, 2006

St- Gall - FC Sion (le Matin)

«J'ai vu des fillettes...»

SUPER LEAGUE Saint-Gall atomise Sion et s'empare de la deuxième place. Début de match tonitruant à l'Espenmoos (trois buts en 13 minutes). Sion a ensuite mieux joué, mais a été crucifié à la 66e minute. Le président ne mâchait pas ses mots, tandis que Schällibaum relativisait...

5-1 dans les gencives! Sion est reparti de Saint-Gall dans ses petits souliers. «Il est arrivé que Sion perde par quatre buts d'écart, mais pas souvent», fulminait le président Christian Constantin. Qui, fidèle à son habitude, ne mâchait pas ses mots: «J'ai vu deux bonnes équipes. L'une était formée d'hommes, l'autre de fillettes. Elles ne luttaient pas dans la même catégorie.» Pan dans les... dents!

Les joueurs sédunois, tête basse, ne pouvaient en effet que s'en prendre à eux-mêmes. Coupable sur le premier but, Kali ne cherchait pas de faux-fuyants: «Je demande pardon à tous les supporters. Il y a des soirs comme ça, c'est le foot. Et c'est vrai que les erreurs individuelles ont prétérité notre collectif. Mais ça ne m'inquiète pas. La roue va tourner.»

Marco Schällibaum ne peignait pas non plus le diable sur la muraille: «Le 3-1 nous tue, c'est le k.-o. technique parfait. Mais jusque-là, on n'était pas loin de Saint-Gall. Pour moi, le score est trop sévère. Il aurait suffi qu'on égalise pour que le match change de visage.»

Mais, où Alex et Aguirre se sont royaumés, Kuljic et Diallo ont séché. Après avoir concédé une rapide ouverture du score - «Ça nous arrive trop souvent», admettait Schällibaum -, les Sédunois avaient réussi à revenir, via Regazzoni. Pour mieux... retomber trois minutes plus tard. Et se créer des occasions non converties, jusqu'à cette fatidique 66e minute et le 3-1 d'Alex.

Partis pour retrouver la tête du classement - c'eût été possible, en fonction des autres résultats de la soirée -, les Valaisans sont donc retombés de haut à l'Espenmoos. Si les Saint-Gallois bradaient leur fameuse saucisse dans le stade (la nouvelle variété était vendue 2 francs pièce, avis aux cantiniers romands), les joueurs de Rolf Fringer n'ont fait aucun cadeau sur la pelouse. «On oublie parfois qu'il y a un adversaire en face, ajoutait Constantin. Cette suffisance, on la paye cash.»

Les chiffres parlent d'eux-mêmes: Sion n'a gagné qu'un seul de ses cinq derniers matches de championnat (contre Aarau), pour trois nuls et, donc, une défaite (celle d'hier). Qui n'avance pas recule, dit-on. Il suffit de consulter le classement pour s'en rendre compte: le 18 septembre, après sa victoire à Schaffhouse (3-1), l'équipe de Tourbillon était leader; aujourd'hui, elle n'est plus que quatrième...


Saint-Gall - Sion 5-1 (2-1)

Espenmoos. 11 000 spectateurs. Arbitre: M. Zimmermann.

Buts
6e Koubsky 1-0. Un long coup franc de Gjasula est dévié par une tête valaisanne. Kali remet... en plein milieu de la surface de réparation! Montandon arme une volée déviée par Vailati sur le poteau, et le Tchèque, d'une tête plongeante, réagit plus vite que tout le monde.
10e Regazzoni 1-1. Centre de Diallo et reprise de la tête de Kuljic déviée par Razzetti sur la latte. Le feu-follet de Tourbillon égalise d'une reprise directe au deuxième poteau.
13e Aguirre 2-1. Manquant de solutions, l'Argentin décide de se la jouer solo. Des 18 mètres, il arme un missile que le gardien sédunois ne peut toucher.
66e Alex 3-1. Moins d'une minute après avoir trouvé le poteau, le Ghanéen, bien servi par Di Jorio, ne laisse aucune chance à Vailati des quinze mètres. Mais où était la défense?
75e Gelabert 4-1. Du côté de l'Espenmoos, on attendait un signe de l'Argentin. Le numéro 8 saint-gallois l'apporte en partant en rupture et en fixant Vailati après une course de 50 mètres.
83e Alex 5-1. Le meilleur buteur saint-gallois en remet une couche, d'un tir croisé à ras de terre pris de la ligne des seize mètres.

Saint-Gall: Razzetti; Zellweger, Koubsky, Montandon, Cerrone; Di Jorio, Gelabert (88e Maric), Gjasula, Marazzi; Aguirre, Alex (84e Muntwiler).
Entraîneur: Fringer.

Sion: Vailati; Skaljic, Kali, João Pinto, A. Bühler; Gelson Fernandes; Diallo, Chedli (64e Saborio), Regazzoni (70e Carlitos); Obradovic; Kuljic.
Entraîneur: Schällibaum.

Notes: Saint-Gall joue sans Callà, Feutchine (blessés) ni Garat (avec les M21). Sion sans Meoli, Di Zenzo, Chihab, M. Bühler ni Reset (blessés). But de Kuljic annulé pour hors-jeu (24e). Tir d'Alex dévié par Kali sur le poteau (65e).

Avertissements: 4e Gelabert (faute sur Regazzoni), 37e Chedli (antisportivité), 67e Regazzoni (antisportivité), 90e Maric (faute de main volontaire).

Coups de coin: 7-3 (2-2).

Friday, October 27, 2006

Un coach pour... le coach

SUPER LEAGUE Maîtrisant parfois mal ses émotions au bord de la touche, Marco Schällibaum était d'un tempérament explosif. Mais il s'est «soigné» grâce à un thérapeute. Au point, dit-il, «de ne parfois plus se reconnaître». Vous avez dit zen attitude?

Victime par le passé de ses débordements, Marco Schällibaum a changé; c'est du reste lui-même qui l'affirme: «Parfois, je ne me reconnais pas! A l'époque, il m'arrivait plus facilement de péter les plombs», lâche, en rigolant, le nouvel entraîneur du FC Sion. Tiens, et quel est l'objet de cette métamorphose souriante? Son comportement au bord de la touche, où, devenu plus calme, contrôlant mieux ses émotions, «Schälli» n'invective plus les arbitres. Souvenez-vous du Marco que l'on connaissait:

1999-2003: Durant quatre saisons avec YB, le bouillant Schällibaum, fidèle à son personnage expansif, fait son show. On le voit exploser, fulminer plus souvent qu'à son tour. Le public du Neufeld n'a pas oublié ses colères. Les arbitres non plus.

2003-2005: Au stade de Genève, le public retrouve sur le banc du Servette FC le Schällibaum qu'il avait connu quelques années plus tôt sur le terrain. Emporté par ses colères, l'entraîneur y perd parfois de sa lucidité. Idem quelques mois plus tard, sur le banc de Concordia (il en sera même expulsé).

Octobre 2006: C'est un nouveau Marco Schällibaum, plus serein, qui débarque en Valais. «Je me contrôle mieux, avoue l'intéressé. J'ai ainsi plus de forces pour ce qui est essentiel. Les gens avaient aussi de moi une image que je voulais corriger. Mais ce n'est pas venu tout seul...» Cet effort sur l'image qu'il renvoie, Marco Schällibaum, 42 ans, l'a effectué avec l'aide d'un thérapeute allemand réputé. «Un personal trainer m'a coaché pendant plusieurs semaines cet été, explique-t-il. Ensemble, nous avons analysé mon comportement et il m'a donné des pistes pour mieux canaliser mes émotions.»

Résultat de ses huit séances sur le divan: tant à Lucerne (1-1) que face à Aarau (2-1), le successeur de Clausen ne s'est pas laissé emporter. «Mon épouse m'a aussi beaucoup aidé, car c'est quand même elle qui me connaît le mieux. Un couple, c'est aussi ça.» Frappé de «zen attitude», Marco fait une pause, puis reprend: «Je ne suis pas pour autant devenu un coach endormi, sans réaction. La passion bouillonne toujours en moi, simplement, elle ne s'exprime plus contre l'arbitre!» Des bonnes résolutions qui se heurteront demain encore à la réalité. Car Marco, volcan éteint, le sait. Il n'est pas à l'abri d'une rechute. Chassez le naturel et il revient... en explosant. A Saint-Gall?
© Le Matin Online

Thursday, October 26, 2006

Avis

Je vais changer le style du blog. Pour cela, j'ai eu à voir beaucoup de styles visuels, dont un m'a tapé dans l'oeil. Vous pouvez en voir un extrait ici. Qu'en pensez - vous? Postez vos réponses dans commentaires

Réflexion & sondage : Arnaud Bühler

Acteur principal de la bourde qui a permis à Aarau de marquer ce but qui a tant fait souffrir le FC Sion, Arnaud Bühler ne marque pas des points positifs avec sa nouvelle équipe. Qu'en pensez - vous? Postez vos commentaires... et votez


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Autres : Le fabuleux jackpot de l'Euromilion

FOOTBALL - FAITES VOS JEUX Le faramineux jackpot de l'EuroMillions fait aussi saliver les acteurs du foot suisse. Rêver ne coûte pas cher. A ce prix, Michel Pont se dit prêt à racheter le Stade de Genève! L'heureux vainqueur pourrait aussi s'offrir 547 Ferrari dernier cri...

180 millions de francs... La cagnotte de l'Euromillions fait rêver des millions de joueurs à travers une dizaine de pays européens. D'ici ce vendredi, 18 h 25, heure limite pour faire valider votre billet, vous serez des milliers, rien qu'en Suisse, à tenter votre chance. Théoriquement, il n'existe pourtant qu'une chance sur 76 millions de cocher la combinaison gagnante, à savoir les cinq bons numéros et les deux bonnes étoiles. Mais 180 millions, ça fait saliver. Sans placement hasardeux ni risque financier, cela correspond déjà approximativement à un revenu de... 450 000 francs par mois, uniquement au niveau des intérêts. 180 millions de francs et des poussières, cela représente aussi:

Le prix de deux Airbus A320 neufs.

6 fois le budget annuel du FC Bâle (environ 30 millions).

13 fois le salaire annuel de Thierry Henry, la star d'Arsenal.

547 Ferrari F612 Scaglietti F1 (329 000 fr. la voiture).

11 250 tours du monde avion + hôtel (16 000 fr. le forfait).

40 000 cartes de membre du Onze d'Or au Lausanne-Sport (4500 francs la carte).

1 005 586 exemplaires du training officiel du FC Sion (179 fr.).

7,2 millions d'écharpes du FC Baulmes (25 fr. pièce), etc.

Dans les vestiaires jusqu'au bord des terrains d'entraînement, cette course au jackpot ne fait pas seulement rêver. Elle fait aussi causer. Six personnalités romandes du ballon rond ont expliqué au «Matin» ce qu'elles feraient si d'aventure elles empochaient une telle somme. Seule certitude: l'heureux vainqueur - s'il devait y en avoir un cette semaine - ne pourrait pas encore s'offrir le FC Barcelone, dont le budget faramineux, selon certaines projections, dépasse les... 420 millions de francs par an!

Et maintenant, jouez! Et surtout rêvez; ça n'a pas de prix...
© Le Matin Online

Wednesday, October 25, 2006

Autres : Julian Esteban

Dans quelques jours, peut-être même avant, Julian Esteban annoncera définitivement le nom de sa nouvelle destination. Qui devrait, comme déjà annoncé dans nos colonnes, se nommer Rennes, qu'il rejoindrait lors du mercato d'hiver.

«Nous étudions les différentes offres avec Julian Esteban, confirme Sébastien Fournier. Mais nous attendons encore des faits concrets de plusieurs clubs, dont Rennes effectivement.»

Servette peut déjà préparer l'après-Esteban. Les Grenat perdront leur joyau, mais toucheront une coquette somme de transfert. Un montant qui, selon plusieurs sources, pourrait grimper jusqu'aux 4 millions de francs, uniquement pour le club, dont le budget annuel se monte à 1,8 million.

Comment Servette gérera-t-il cette nouvelle situation? Sportivement, le coup sera rude à encaisser. «Nous essayerons dans la mesure du possible de compenser son départ, assure le directeur technique Sébastien Fournier. Même si nous savons bien qu'un tel joueur ne se remplace pas.» Surtout lorsqu'il a dégainé 11 fois en autant de sorties.

Pour Jean-Michel Aeby, «son départ permettra peut-être à d'autres de se mettre en valeur.» L'entraîneur tient à replacer dans son contexte ce transfert. «Ce n'est pas Servette qui perd Esteban. Nous lui donnons la possibilité de poursuivre sa progression ailleurs. C'est une fierté pour notre club»

Dans les faits, les dirigeants s'efforcent de garder les pieds sur terre. «Nous vivons une saison de transition, constate Sébastien Fournier. Le départ d'Esteban est logique. Mais si Servette avait plus joué dans le haut du classement, peut-être que son transfert n'aurait pas lieu à Noël, mais à la fin de la saison seulement.»
Sur le terrain, Servette s'efforcera de poursuivre son apprentissage dans sa nouvelle catégorie de jeu. «Sans oublier d'où nous venons, poursuit Jean-Michel Aeby. La grande majorité de nos joueurs évoluaient en 1re ligue la saison passée.»

A un autre échelon, le pactole qui tombera bientôt dans les caisses genevoises devra être géré intelligemment. Certes, le président Francisco Vinas, fidèle à son personnage, se refuse à aborder concrètement le sujet, martelant que rien n'est encore fait et précisant «que Servette est un club sain qui n'a pas besoin de vendre Esteban pour s'en sortir». Ce qui n'était pas le cas dans un passé pas si lointain, avec le départ de Senderos.

Balexert, priorité absolue

Le transfert d'Esteban placera pourtant le nouveau Servette face à ses responsabilités. «Pas question de remettre en cause notre philosophie, clame Francisco Vinas. Nous resterons un club sain et formateur. Je n'incarnerai jamais le football business.».

Pour Sébastien Fournier, la somme récoltée suite au transfert d'Esteban ne changera pas radicalement la situation. «Ce sera un plus indiscutable pour le budget de la saison prochaine mais le problème reste le même. Il faut une véritable mobilisation à Genève. Que les différents milieux, notamment économiques, prouvent qu'ils souhaitent une équipe de pointe plutôt qu'un club de ligue inférieure.»

La priorité absolue concernera le centre de formation. «Ce sont les fondations de la maison à bâtir», assurent Sébastien Fournier et Francisco Vinas. «Qu'elles soient dignes de Genève.» Bien du travail reste sur la planche pour améliorer les conditions d'entraînement à Balexert pour toutes les générations de juniors. Pas toujours optimales.


source : Tribune de Genève

Mais, que deviens Stéphane Henchoz?

FOOTBALL - ANGLETERRE Stéphane Henchoz ne regrette pas son choix. Le Fribourgeois n'a toujours pas disputé un match en première division avec Blackburn. Mais il se plaît tellement au Royaume-Uni...


Il aurait pu débarquer, cet été, à Sion, Neuchâtel ou Grasshopper. Il aurait été accueilli comme un héros. A part Bâle, tous les clubs suisses lui avaient fait les yeux doux. Mais si Stéphane Henchoz (31 ans), «remercié» par Wigan, a hésité, il a finalement préféré rester dans le Royaume-Uni. A Blackburn Rovers où le Fribourgeois ronge son frein et prend, pour l'instant, son mal en patience avec la deuxième équipe...

Stéphane, comment allez-vous?

Pas trop mal, merci. Le moral est bon.

Et pourtant, vous n'avez toujours pas été aligné avec la première équipe?
C'est vrai, jusqu'à maintenant, j'ai disputé un match et demi avec la réserve!

Après avoir été titulaire à Liverpool et à Wigan, est-il plus difficile de se faire une place à Blackburn?
Non, mais j'ai été embêté dix jours avec une déchirure derrière la cuisse. Et puis, il ne faut pas oublier que j'ai été privé de compétition durant plus de cinq mois, que mon dernier match date d'avril. Je dois revenir en forme et lorsque ça sera le cas je saurais saisir l'opportunité pour jouer. Mais là, je m'entraîne avec la première. A vrai dire, il n'y a rien qui presse!

A vous entendre, vous n'avez visiblement pas trop le blues d'être ainsi relégué sur le banc, avec la... seconde garniture, on se trompe?
Non, je suis content d'être en Angleterre, de ma vie ici où j'ai un de contrat d'un an avec une option pour une deuxième année. A partir de là, si j'ai choisi d'attendre aussi longtemps avant de me décider, c'était pour rester outre-Manche. J'avais aussi reçu des offres d'Italie, d'Allemagne et des Pays-Bas, où j'aurais été certain de jouer, mais ce n'était pas forcément ce que je voulais...

Vous n'envisagez donc pas de revenir en Suisse?

Pour l'instant, je le répète, je suis bien en Angleterre.

Et l'équipe nationale, l'Euro 2008, vous y pensez encore?
Tant qu'il y aura cet entraîneur-là, il est clair que je ne peux que tirer un trait. Dès que Köbi Kuhn est arrivé, le courant n'est jamais passé. Pour moi, maintenant, l'équipe de Suisse, c'est du passé, j'ai d'autres priorité. Voilà pourquoi, aussi, je n'ai pas de stress à avoir si je ne joue pas tous les matches. Ce n'est plus trop important...

Et comment va Sonny?
Il aura deux ans, début janvier. Il commence à taper dans le ballon et il adore ça. C'est ça la vraie vie, non?


source : Le matin.ch

Tuesday, October 24, 2006

Forum

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(en attendant le chat)

Monday, October 23, 2006

St-Gall - FC Sion


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La soupe.... de Constantin (à ne pas rater)

Constantin imité par Yann Lambiel sur RSR à la Soupe
(copiez ce lien dans votre navigateur) :
http://real.xobix.ch/ramgen/rsr/aod_2006/la1ere/soupe/20061010-constantin-est-partout.rm

FC Sion - Aarau (Le Nouvelliste)

Sion s’impose sur la longueur

Sion - Aarau 2-1 – L’équipe valaisanne concède rapidement l’ouverture du score. Elle passe l’épaule en deuxième mi-temps grâce à Alvaro Saborio et à Sanel Kuljic.


Christian Constantin contactera-t-il Michael Schumacher? Le président du FC Sion serait bien inspiré de donner un coup d’accélérateur à son équipe avec la présence du multiple champion du monde de formule 1. Entre pilotes de Ferrari, l’entente doit être possible. Le coup d’envoi d’Olivier Burri, multiple champion suisse de rallye, n’a pas suffi contre Aarau. La formation valaisanne a carburé au diesel face au dernier de classe. Dans une version plutôt poussive. Le dynamisme d’Alvaro Saborio et l’opportunisme de Sanel Kuljic ont sauvé l’essentiel en deuxième mi-temps lorsque Marco Schällibaum les a réunis dans le secteur offensif. Leurs buts ont effacé l’avantage pris par le pugnace visiteur sur son premier tir cadré au terme du quart d’heure initial. Cette réussite lui a permis d’ériger un double mur devant les tentatives valaisannes.

Saborio et Kuljic ont concrétisé une action construite dans l’axe, puis un coup-franc tiré dans une position similaire. Loin des ailes porteuses souhaitées par Schällibaum avant la rencontre. «Les joueurs sont des êtres humains, pas des machines», plaide l’entraîneur du FC Sion. «Le match parfait n’existe pas, le résultat oui. 2-1, ça fait trois points. Avec un tel moral, on peut aller loin.» Le Zurichois ne chipote pas après sa première victoire à la tête du FC Sion. Personne ne songera à le lui reprocher.


Le calme de Schällibaum

Marco Schällibaum est resté calme face aux difficultés de son équipe. Pas de cris, pas de vociférations contre le directeur de jeu ou contre ses assistants.
«La passion est toujours là, mais elle ne s’exprime plus contre l’arbitre. Je vous ai expliqué que j’avais beaucoup travaillé dans ce domaine. Il faut le répéter chaque jour. On peut toujours apprendre, même à 80 ans», conclut l’ancien international. Il s’éloigne, s’isole dans le couloir du vestiaire. Un «Ouuuuffff» prolongé et appuyé le suit. La soupape de sécurité lâche la pression interne. Elle était immense.


L’absence de Di Zenzo

Le FC Sion souffre sur les côtés. Ses couloirs ont perdu leur animation et leur vivacité. Sans parler d’un jeu totalement déséquilibré sur la droite samedi. Alberto Regazzoni et Virgile Reset courent plus après leur fraîcheur du début de saison que devant leurs adversaires, Mohammed Diallo s’égare dans des actions individuelles improductives et Carlitos attend son retour après deux mois de convalescence. «Moi, j’ai beaucoup besoin de lui», lâche Regazzoni à la sortie du vestiaire. Le regard de l’attaquant se tourne vers Emanuele Di Zenzo qui le suit avec des béquilles. L’aveu de «Rega» cerne un mal collectif.

Le onze valaisan souffre de l’absence du milieu de terrain tessinois, il est orphelin de ses longues ouvertures dans le dos des défenses, de sa capacité de donner des ballons décisifs en direction du but adverse. La fâcheuse tendance des ailiers sédunois à tirer le frein à main au lieu de provoquer leur opposant direct accentue la carence. Comme si leur insouciance s’était envolée. Ils doivent tous se lâcher. Et vite. La neige de l’hiver aura fondu lorsque le genou meurtri de Di Zenzo autorisera un retour à la compétition.

Sunday, October 22, 2006

Stéphane Sarni


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FC Sion 2 - Aarau 1

Pour Aarau, en visite à Tourbillon, c'était paraît-il l'assurance d'y vivre l'enfer. Au moment d'accueillir la lanterne rouge, on attendait du FC Sion du panache, du spectacle, une démonstration, un festival, garantie d'un carton déjà programmé. Ca, c'était avant le coup d'envoi donné par le pilote automobile Olivier Burri; avant le coup de la panne et surtout avant l'«accident», survenu sous la forme d'un but signé Antic, condamnant l'hôte à courir après le score et dix Argoviens recroquevillés dans des seize mètres vite transformés en bunker. A côté de leurs crampons, les Valaisans allaient s'y casser les dents durant une mi-temps, obligeant Marco Schällibaum à lancer Saborio dans la bataille de Tourbillon à la pause déjà. «Il fallait montrer un signal fort», dira le successeur de Clausen, passé par tous les états d'âme. Un choix tactique gagnant dans la mesure où le Costa-Ricain allait relancer lui-même une machine sédunoise grippée avant d'offrir le No 2 à l'inévitable Kuljic. Il restait alors dix minutes à jouer et l'on vit, devant son banc, Marco Schällibaum exploser de joie. «Mentalement, cela n'a pas été un match facile à gérer. Dès l'instant où vous perdez 0-1 contre Aarau, vous savez que vous aurez des problèmes. J'avais fait un pari avec Sanel. Et voilà que c'est lui qui fait la différence. Je vais devoir lui offrir ce que je lui avais promis.» L'ex-Servettien taira l'enjeu du pari mais l'on croit savoir qu'il devra régler l'addition autour d'une (bonne) table...

Si Sion, souffrant de l'absence de Gelson Fernandez et de la discrétion d'un Regazzoni «éteint» (mais aussi oublié), manqua d'ampleur dans son jeu, ne parvenant que trop rarement à emballer les débats, ses joueurs, en dépit d'un déchet technique inhabituel chez eux, ne renoncèrent jamais, preuve du remarquable état d'esprit qui les habite. Dix fois, Obradovic relança le braquet. Ving fois peut-être, le virevoltant Diallo plaça son démarrage, etc. «Avec ce moral, reprend «Schälli», on peut aller loin. 2-1, ça fait aussi trois points! Cette victoire nous ouvre des portes pour le futur.» En assurant l'essentiel et en profitant aussi de l'étonnante défaite du FC Zurich à domicile, Sion a signé avec GC la bonne opération comptable du jour. «Il fallait ça pour pouvoir nous rendre sereinement à Saint-Gall samedi prochain.» Avec la richesse de son banc, offrant à son entraîneur une multitude de combinaisons, Sion peut voir venir. Aarau et Schönenberger, beaucoup moins...


Sion - Aarau 2-1 (0-1)

Tourbillon, 10 800 spectateurs. Arbitre: M. Grossen.

Buts
14e Antic 0-1. Sermeter récupère un ballon perdu par Bühler, s'enfonce dans la défense et centre... Un ballon que l'on croit perdu pour tout le monde, mais pas pour Antic, surgi de nulle part pour armer une volée difficile dans un angle impossible.
58e Saborio 1-1. Obradovic décale Saborio qui, seul face à Beney, redonne vie au FC Sion - les visiteurs réclamant en vain un (possible) hors-jeu.
80e Kuljic 2-1. Sur un service de Chedli, Saborio place une tête difficile à capter. Alors que l'on pensait que Beney allait s'emparer du ballon, le Vaudois le relâche dans les pieds de l'Autrichien, ce qu'il ne faut jamais faire. Kuljic délivre Sion en signant son 10e but de la saison.

Sion: Vailati; Skaljic, Sarni, Kali, Bühler; Diallo (88e Gaspoz), Ahoueya (46e Saborio), Chedli; Obradovic; Kuljic, Regazzoni (72e Reset).
Entraîneur: Schällibaum.

Aarau: Beney; Menezes, Tcheutchoua, Brabec, Bilibani; Sermeter, Burki (68e Achiou), Preisig (88e Bengondo), Mesbah; Rogerio (74e Tadevosyan), Antic.
Entraîneur: Schönenberger.

Notes: Sion sans Chiha. Aarau sans Christ, Berisha, Opango, Schmid. Le coup d'envoi est donné par le pilote de rallye Olivier Burri.

Avertissements: Burki (19e, faute sur Obradovic), Menezes (40e, faute sur Regazzoni), Diallo (45e, faute sur Mesbah), Preisig (47e, faute sur Obradovic), Mesbah (55e, pour s'être pris pour un gardien en arrêtant le ballon des deux mains à mi-terrain!).

Coups de coin: 5-6 (4-1).

Tuesday, October 17, 2006

FC Sion - Aarau

Il s'agit du match à ne pas rater. Il va être déterminant pour le restant du championnat. Aarau, dixième du championnat, a besoin de retrouver un second souffle. Ils vont donc se lâcher sur le terrain, tout donner. Mais ça m'étonne qu'ils aient l'effectif pour percer dans ce match. Vous pourrez savourer les bourdes offensives de la erste Mannschaft et de ses fameux Stürmern ( attaquants ). C'est à peine s'ils arrivent à créer un débordement. Vous pourrez compter sur les doigts de la main le nombre de tirs adressés en direction des buts sédunois. Quel gâchis. Du côté de Sion, si ils venaient à perdre, ils sortiraient de l'échappée et retourneraient dans le peloton. Rendez - vous pris à Sion pour savoir le dénouement du match.
HOP SION!!!

Sunday, October 15, 2006

Luzern - FC Sion (1-1)

A quoi tient un match... A la 93e minute, Lucerne tirait son troisième coup de coin de la rencontre. L'équipe de Ciriaco Sforza menait 1-0, et elle semblait tenir son os par le bon bout. Mais le corner a été mal tiré, le contre valaisan s'est orchestré, et Gelson Fernandes, d'une accélération rageuse, profitait d'une hésitation de Cantaluppi pour aller battre Zibung de près, et ainsi arracher l'égalisation! On était passé tout près du Schälli... boum, mais c'est finalement Schällibaum qui s'est présenté à la conférence de presse.

«C'est un point mérité, dira-t-il. Ne serait-ce qu'en vertu de nos vingt premières minutes. Mais quand on ne marque pas comme on aurait dû le faire, quand on se fait refuser ensuite un penalty (n.d.l.r: faute de Mettomo sur Regazzoni à la 9e), et qu'on encaisse le 0-1, ici à Lucerne, c'est très dur de revenir.» La preuve en a été donnée, puisque les Valaisans ont dû batailler jusqu'à la dernière seconde - ce n'est pas une image - pour arracher ce point finalement mérité.

«L'équipe a eu du coeur, relevait pour sa part le président Christian Constantin. Elle a fait preuve d'une grande force morale jusqu'au bout. De plus, elle savait que Zurich et Grasshopper gagnaient.» Et elle n'avait pas envie de voir le train s'en aller sans elle...

Schällibaum a donc, sur le plan comptable, réussi sa première à la tête de Sion. Mais Dieu que ce fut ardu! Pourtant, «Schälli» est resté maître de ses nerfs devant son banc. «J'ai accompli un gros travail sur moi-même, disait-il. Maintenant, j'avoue que c'était dur de vivre ce match. Moralement, surtout: j'estimais que les gars méritaient nettement mieux que le 0-1 qui a sanctionné la première mi-temps.»

Ces mêmes gars ont cependant su aller décrocher le nul au bout du bout. Reste la manière. Car, après le but lucernois, on ne dénombre que... deux occasions sédunoises et demie en 70 minutes: un tir de Saborio, un autre de Kuljic (les deux stoppés par Zibung) et... un nouveau penalty peut-être non sifflé (faute de Sam sur Saborio).

Jusqu'à cet éclair de Gelson Fernandes, après 93 minutes et 26 secondes très exactement!


Lucerne - Sion 1-1 (1-0)

Allmend, 7495 spectateurs. Arbitre: M. Circhetta.

But: 24e Tchouga 1-0. Sur le flanc droit, Paquito se débarrasse de Bühler et sert son capitaine. Le Camerounais, des seize mètres, contrôle et arme une frappe de l'extérieur qui fait mouche.
94e Gelson Fernandes 1-1. On est au-delà du temps additionnel, et l'international M21 fonce dans le paquet. Cantaluppi hésite, pas le Sédunois. Faute? Pas faute? Toujours est-il que c'est 1-1.

Lucerne: Zibung; Sam, Mettomo, Dal Santo, C. Lustenberger; Cantaluppi, Aziawonou; Paquito (76e Diethelm), Tchouga, Andreoli (31e F. Lustenberger); N'Tiamoah (67e Bader).
Entraîneur: Sforza.

Sion: Vailati; Skaljic, Sarni, Kali, Bühler; Gelson Fernandes; Ahoueya (55e Reset), Obradovic, Chedli (69e Saborio), Regazzoni (85e Diallo); Kuljic.
Entraîneur: Schällibaum.

Notes: Lucerne joue sans Mehmeti, Lambert ni Righetti (blessés). Sion sans Chihab, Meoli, Di Zenzo, Gaspoz (blessés), Carlitos (convalescent), ni João Pinto (suspendu).

Avertissements: 7e Sam (faute sur Regazzoni), 26e Gelson Fernandes (faute sur Tchouga), 91e Sarni (faute sur Aziawonou).

Coups de coin: 3-7 (1-2).


Super League

Hier
Aarau - Zurich 0-4 (0-1)
Grasshopper - St-Gall 4-1 (3-1)
Lucerne - Sion 1-1 (1-0)

Aujourd'hui 16.00
FC Schaffhouse - Bâle
Young Boys - Thoune


© Le Matin Online

Thursday, October 12, 2006

Radio sur le site!!!

Désormais, vous avez accès depuis le site aux principales radios françaises. Profitez - en.

P.S. : Mon coup de coeur = RMC (( La radio du football(il y a que ça!!!le rêve))

Suspension de Joao Pinto

Joao Pinto est suspendu pour les matchs de championnat contre Lucerne et Aarau. Les images de la télévision ont été utilisées par le Juge disciplinaire de la Swiss Football League, Urs Studer, pour prouver le vilain geste à l'encontre de la ''sauterelle'' de GC Scott Sutter. La défense sédunoise centrale sera certainement Kali - Sarni.

Wednesday, October 11, 2006

L'attaquant de la semaine : 09.10.06 - 16.10.06


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Milieu de la semaine : 09.10.06 - 16.10.06

Petite indication : En bas à droite de la boite de sondage, vous avez une flèche. Servez - vous en pour voir défiler toute la liste des joueurs.


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Le défenseur de la semaine : 09.10.06 - 16.10.06


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Autriche - Suisse : Sanel Kuljic

Sanel Kuljic a bel et bien marqué lors de la victoire inespérée de l'Autriche contre une Suisse qui se cherchait.Merci aux votants


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Tuesday, October 10, 2006

Manuel Bühler...


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FC Sion et l'Europe


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La première place pour Sion?


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Joao Pinto....


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Samedi 14 octobre 2006 : FC Lucerne - FC Sion


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Monday, October 09, 2006

Christian Constantin


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Marco Schaellibaum


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Sunday, October 08, 2006

Virés par Constantin, ils racontent...

FC SION Marco Schällibaum est le dix-neuvième entraîneur de l'ère Constantin. La plupart de ses prédécesseurs ont été remerciés, après un séjour souvent très court. La cohabitation est-elle possible?


Et pourquoi Christian Constantin ne se nommerait-il pas lui-même entraîneur du FC Sion? Il n'aurait ainsi plus à licencier à tour de bras. C'est le «Blick» qui a lancé l'idée au sujet de celui qu'il baptise le «diktator». Le diktator en question préfère en sourire. «Un président-entraîneur, c'est déjà arrivé au Spartak Moscou, mais non, je ne l'envisage pas.»

Marco Schällibaum est devenu vendredi le dix-neuvième entraîneur de l'ère Constantin. Dix-huit de ses collègues se sont succédé sur le banc en huit ans de présidence (de 92 à 97, puis de 2003 à aujourd'hui) et la plupart ont été virés, faute de résultats suffisants aux yeux du président. Une sorte de record. «Ce n'est pas moi qui licencie les entraîneurs, c'est le toto mat»: tel a toujours été le leitmotiv du tout puissant président. L'originalité avec le dernier d'entre eux, Nestor Clausen, c'est qu'il a lui-même donné sa démission, une première sous Constantin, alors que l'équipe flirtait avec le sommet du foot suisse. Il a dénoncé, entre autres, les ingérences du président dans ce qu'il estimait être le domaine réservé de l'entraîneur, les rapports avec l'équipe: «Constantin a besoin d'esclaves, et je n'en serai jamais un. J'ai trop de personnalité pour travailler avec lui» a-t-il notamment accusé.

Son statut de président omnipotent, Christian Constantin l'assume totalement: «J'avais déjà eu Clausen comme joueur voilà dix ans. C'est dire que mes méthodes, il les connaissait. Si, en débarquant d'Argentine, il s'était donné pour mission de me faire changer, c'était perdu d'avance.» A ses yeux, les choses ont toujours été claires. «Dans un club, l'entraîneur est une simple pièce du puzzle, cette pièce-là, si ça ne va pas, on la change. La responsabilité dans une société anonyme comme Sion incombe au patron et le patron c'est moi. J'agis en foot comme dans les affaires. Sinon, ce serait grave.» La cohabitation entre un tel président et un entraîneur est-elle possible? Combien de temps tiendra Schällibaum, le dernier arrivé? Ses prédécesseurs, virés pour la plupart, racontent Constantin.


«Le foot, il le sent...»
Admir Smajic, engagé en 2004. Il doit arrêter six mois plus tard, suite à un grave problème de santé.
Habitant Bâle aujourd'hui, l'ex-attaquant de feu, qui avait notamment enflammé la Maladière, nourrit plusieurs projets hors du foot. «Bien sûr, Constantin veut toujours être au courant de tout, mais pas plus qu'un Pierre-André Cornu, à Yverdon, où j'ai aussi entraîné. Le foot, il connaît, il le sent, mais jamais il ne m'a dit «Mets celui-là, à tel poste». Ce qui compte, pour lui, c'est ni hier, ni demain, mais aujourd'hui. Un gagneur, un vrai, dont je garde un supersouvenir. Souvent, il me répétait «Si on ne rêve pas dans la vie, on ne réussit jamais». J'étais 100% d'accord avec lui.»


«Clausen a eu des couilles»
Michel Decastel, engagé en 1995, viré en 1996.
Depuis qu'il entraîne en Afrique, Michel Decastel a été cinq fois champion national, en Tunisie et en Côte d'Ivoire notamment. On le joint désormais à Doha, au Qatar, où il s'occupe du club Ah Ahli. Il fait 35 degrés: «Constantin? Franchement, je n'ai pas envie d'en parler. C'est donner trop d'importance à un tel personnage. Clausen a eu les couilles de lui claquer la porte au nez, je le félicite. Avec le recul, je me dis que c'est ce que j'aurais dû faire, mais à l'époque, j'avais à peine 40 ans, j'étais un tout jeune entraîneur. Avec Herr, Bonvin et Quentin notamment, on avait gagné la Coupe et fini deuxièmes du championnat en 2005. Le record de Tourbillon, avec 25 000 spectateurs contre GC, date encore de mon époque. Puis, il a suffi d'un début de saison moyen, d'un nul contre le LS qui a déplu au président, et je me suis retrouvé sur le carreau....»


«Un immense plaisir avec lui...»
Gianni Dellacasa, engagé en 2005, viré en 2005.
Ex-entraîneur de Cremonese dans le Calcio, cet Italien d'origine entraîne aujourd'hui l'AC Lugano. «Moi, j'ai eu un immense plaisir de travailler avec Constantin. Dans d'autres clubs, il y a tellement de pseudo-directeurs qui gravitent... A Sion, le seul point de référence, c'est lui et c'est tellement plus simple. Bien sûr, quand on signe à Sion, on sait comment il est; inutile, ensuite, de jouer les naïfs. Le foot, en vrai passionné, il le vit 24 h sur 24, il s'y investit totalement Il est toujours là, à écouter, à regarder. Mais, en 25 matches que j'ai passés à la tête du FC Sion, il n'a pris la parole que deux fois dans les vestiaires. Il y avait eu d'inquiétantes baisses de régime et c'était son rôle de président de provoquer un choc dans l'équipe. Jamais, en revanche, je n'ai senti chez lui la volonté de me dénigrer. Et comme le limogeage fait partie du job d'entraîneur.»


«Je lui faisais trop d'ombre...»
Gilbert Gress, engagé en 2004, viré en 2005.
En trente ans de carrière, il a été, entre autre, champion de Suisse avec Xamax et de France avec Strasbourg. Un palmarès exceptionnel et un ego qui, à long terme, pouvait difficilement cohabiter avec celui de Constantin. Gress se dit aujourd'hui «en attente», en Alsace. «Lors de mon engagement à Sion, ma femme m'avait averti «méfie-toi de lui»; et les femmes ont de l'intuition. «A mes yeux, me disait souvent Constantin, il y a trois grands entraîneurs en Europe: Cappello, Cruyff et toi.» Jamais personne ne m'a autant encensé. On se voyait trois fois par jour, on jouait aux cartes. Alors qu'est-ce qui est arrivé? Je n'ai jamais vraiment compris. Les résultats? En 18 matches à la tête de Sion, je n'en ai perdu qu'un seul en Challenge Ligue; au moment de mon licenciement, on avait six points de retard sur le premier avec un match en moins, on serait monté, j'en suis sûr. Ce qu'il n'a pas supporté, à mon avis. c'est que je lui fasse de l'ombre. Des journalistes français venaient jusqu'en Valais me voir, j'avais commenté le match France-Suisse sur la TSR. Il s'est mis à un moment à inventer tous les prétextes pour me virer. La vedette, à Sion, ça doit être lui et personne d'autre. Aujourd'hui, il peut se flatter d'avoir viré tout le monde, même Gilbert Gress, mais pas lui-même.»


«Capable de virer son meilleur ami»
Jean-Claude Richard, dit «Boubou». A assuré des intérims à la tête de la première équipe en 94, 96 et 97. Engagé en 2003, viré en 2003.
Aujourd'hui, «Boubou», connu à travers tout le Valais, entraîne les M18 à Sion. «Christian? Il veut toujours être au courant de tout. Qui va jouer, comment on va jouer? S'il perçoit le moindre relâchement dans l'équipe, il se chargera lui-même de mettre la pression sur les joueurs. Il a horreur de la défaite. Totalement impulsif, il est capable de vraiment gueuler, ce qui a frappé de nombreux nouveaux joueurs. Là, il vaut mieux laisser passer l'orage, mais il n'est pas rancunier. J'ai joué avec lui à Xamax, je le connais très bien; au fond, je l'aime bien. Mais quand les résultats ne suivent pas, il peut virer n'importe qui, même son meilleur ami. Il s'en fout».


«Il est trop impatient...»
Charly Roessli, engagé en 2003, viré en 2003.
Ce Valaisan de 45 ans a longtemps entraîné en Afrique. Formateur dans l'âme, il est aujourd'hui à la recherche d'un nouveau club. «La grande force de Constantin, c'est de faire entrer de l'argent, pour cela, il n'y a pas meilleur que lui. Mais en foot, il est trop impatient. Pour être sûr d'avoir toujours raison, il a su s'entourer de gens qui ne le contredisent jamais. A mes yeux, la partie sportive d'une équipe de foot doit être le domaine réservé de l'entraîneur: je n'ai jamais supporté d'ingérence. Moi, quand je vais chez un patron, je m'annonce d'abord à la secrétaire, puis j'attends. Christian, lui, peut entrer dans le vestiaire, à tout moment, comme chez lui. Les entraîneurs, à ses yeux, c'est comme des kleenex: il s'en sert puis il les jette.»
© Le Matin Online

Schällibaum relève le défi

FC SION - Le Zurichois succède à Nestor Clausen comme entraîneur du FC Sion. L’objectif à atteindre est une qualification européenne. Au minimum.

STÉPHANE FOURNIER

Marco Schällibaum et Christian Constantin posent pour la traditionnelle photo d’accueil. Un panneau sépare le président du FC Sion et son nouvel entraîneur. Il énumère le palmarès du club valaisan. Constantin pointe son index vers une date fraîchement ajoutée, celle de la dixième victoire en coupe de Suisse millésimée 2006. «Ce n’est pas 2007?», interroge Schällibaum. «Non, celle-là, c’est toi qui dois l’écrire», fuse la réponse. Le message est clair, les règles du jeu limpides et la pression servie en entrée. Schällibaum l’accepte. «Oui, c’est nous qui devons aller la chercher.» Le contrat lie les deux parties jusqu’au terme de la saison avec une option pour une année supplémentaire. Schällibaum était sans club depuis la fin de son engagement à Concordia Bâle ce printemps.

Une qualification européenne

Constantin fixe les objectifs pour le successeur de Nestor Clausen. «Une qualification européenne. Elle passe par une deuxième ou une troisième place en championnat ou une victoire en coupe de Suisse. Le titre serait une cerise sur le gâteau.» Schällibaum s’engage en connaissance de cause. «Tout le monde sait que Christian Constantin possède un caractère très fort. Le chemin parcouru par le FC Sion depuis son retour montre que cette volonté de gagner est vitale pour faire avancer un club. J’ai aussi mon caractère. La progression d’un club est plus facile avec des hommes forts.»

L’ancien international (31 sélections, 44 ans) découvre une situation inédite. Il reprend une équipe saine qui occupe les premiers rangs du championnat et qui participera au prochain tour de coupe de Suisse.

Schällibaum se souvient de Tourbillon comme ancien joueur de Grasshopper, de Servette et de Lucerne notamment.

«L’appréhension grandissait dès que nous avions passé Villeneuve. Nous nous disions: ce sera très difficile ce soir. Nous devons maintenir cet avantage psychologique sur nos adversaires, ils doivent savoir qu’ils n’ont rien à chercher chez nous.»

Le Zurichois a travaillé avec Goran Obradovic et Marco Pascolo à Genève. «Je ne leur ai pas encore parlé. Tout s’est enchaîné si vite depuis mercredi.» Son téléphone portable a sonné vers 23 heures après la rencontre Sion - Grasshopper. «J’espérais cet appel depuis que la décision de Clausen a été connue. Nous avions été en concurrence pour le poste au mois de mai. Constantin m’avait ensuite appelé pour m’expliquer son choix. Je n’ai pas hésité une seule seconde après son deuxième appel. Il faut être gonflé pour dire non quand on reçoit une offre du FC Sion.»

Schällibaum aura un premier contact avec son groupe aujourd’hui. Deux séances de dédicace figurent au programme. La véritable prise en main interviendra lundi après-midi lors de la reprise des entraînements.